2 semaines de Road-Trip en Islande

Sommaire

L’Islande est un pays qui fait rêver par la diversité de ses paysages et par les nombreux phénomènes naturels que l’on peut observer sur place. Nous avons donc décidé de faire notre premier road trip en van dans ce pays qui regorge de cascades, de glaciers, de plages, de volcans…

Pendant ce road trip, nous avons parcouru tout le tour de l’Islande en 15 jours, durant le mois de juillet 2024. Nous avons donc effectué ce périple pendant l’été islandais, cette période si particulière où le soleil ne se couche presque pas, et où les températures varient généralement entre 5 et 20 degrés.
Il faut savoir que, pour nous, tous les lieux touristiques étaient accessibles car nous étions en Islande pendant la période estivale. En revanche, si vous avez pour projet de vous y rendre en hiver, beaucoup des sites dont on parle dans cet article peuvent être inaccessibles à cause de la neige.

Point budget

Avant de rentrer dans le détail de notre itinéraire, voici un petit récapitulatif du budget :

  • 2 billets d’avion A/R depuis Paris CDG (avec bagage en soute) : 834 €

  • 2 billets de train A/R Lyon–Paris pour rejoindre l’aéroport : 166 €

  • 1 nuit d’hôtel à l’aéroport : 158 €

  • Location du van (Renault Express, boîte manuelle, 15 jours) : 2405 €

  • Essence : environ 400 €

  • Nourriture achetée en France : environ 150 €

  • Parkings / campings / dépenses imprévues sur place : environ 500 €

Ce qui porte le budget total à environ 4613 €.

Dans la suite de cet article, vous trouverez notre road trip détaillé sur les terres islandaises, avec nos infos, nos avis sur tout ce qu’on a vu, et notre itinéraire, qui pourra sûrement vous aider si vous prévoyez de visiter l’Islande un jour !

Jour 1

Notre avion atterrit à l’aéroport de Keflavík (où arrivent tous les vols internationaux) aux alentours de 9h.

Nous arrivons vers 10h30 à l’agence de location pour récupérer notre van. L’agence se situe à environ 4 km de l’aéroport : une navette GO Car Rental est présente à Keflavík pour vous emmener jusqu’à l’agence.

Notre road trip islandais commence enfin vers 11h30, après le check-in de notre van.

On commence par s’arrêter dans un supermarché, histoire de découvrir ce que les Islandais ont l’habitude de manger. Comme on s’y attendait, la nourriture ressemble beaucoup à ce qu’on consomme en France, avec énormément de produits importés d’Europe. On s’achète de quoi manger le midi, et on est contents d’avoir amené de la nourriture depuis la France vu les prix très élevés dans les supermarchés islandais.

Gullfoss
Strokkur

Après manger, direction Gullfoss (route 35). On se gare sur un grand parking gratuit et, malgré une météo capricieuse, on est impressionnés par cette première cascade qui dégage une puissance folle !

On part ensuite voir Strokkur, à quelques kilomètres de Gullfoss. Une fois sur place, on découvre un phénomène mythique des terres islandaises : les geysers !

On poursuit la journée avec une cascade moins connue mais qui mérite vraiment le détour : Hjálparfoss, située à quelques centaines de mètres de la route 32. Elle est étonnante avec ses formations rocheuses, et les arrivées d’eau des deux côtés. On apprécie surtout d’être (presque) seuls face à cette cascade, contrairement à Gullfoss.

Après ça, on continue sur la route 32, où les paysages sont magnifiques. La solitude est au rendez-vous, comme vous pouvez le voir sur les photos.

On part ensuite vers Sigöldufoss. Pour y arriver : allez au bout de la route 32, prenez la route 26, puis à droite la route 208. Après quelques kilomètres, vous arriverez à Sigöldufoss. La couleur de l’eau est superbe, et là encore, on apprécie la faible fréquentation.

On termine la journée par un peu de route pour se rapprocher des lieux prévus le lendemain.

Pour la nuit, on fait halte au Gaddstaðaflatir Camping : vaste terrain en libre accès (paiement en ligne), avec un petit bâtiment type “abri” pour manger (évier + point d’eau) et un autre avec toilettes et douches.

Quelque part sur la route 32
Sigöldufoss

Jour 2

On démarre tôt sous la grisaille, en prenant le temps de déjeuner. On quitte le camping vers 8h pour aller voir une cascade sans nom, située sur la route 261, juste avant l’intersection avec la route 250 (vous pouvez retrouver sa position exacte sur notre carte qui répertorie tous les lieux du road trip).

On poursuit ensuite vers Seljalandsfoss, le long de la route 1. Cette cascade très prisée est donc forcément assez fréquentée… On vous conseille d’y aller tôt le matin ou tard le soir, si vous le pouvez, pour éviter de tomber en même temps que les bus d’excursion.

Cascade sans nom sur la 261
Seljalandsfoss

Direction ensuite Skógafoss. Sur la route, on s’arrête voir Írafoss (route 246).
À notre arrivée à Skógafoss, on est immédiatement impressionnés par la puissance dégagée par la cascade. Malgré le monde, elle fait clairement partie de notre top 3 du road trip. On emprunte les escaliers pour monter au sommet : le point de vue est incroyable. On continue ensuite à marcher le long du cours d’eau sur environ 3 km, où plusieurs cascades se succèdent… c’est magnifique !
On retrouve ensuite le van après cette petite randonnée d’environ 5–6 km.

Tout près de Skógafoss (environ 2 km), sur la route 2421, se trouve Kvernufoss. Elle est moins impressionnante, mais elle a vraiment du charme et vaut le détour.

Skogafoss
Cascade sur le haut de Skogafoss

On continue sur la route 1, puis on tourne à gauche sur la 221 pour aller voir notre premier glacier islandais : Sólheimajökull. On l’atteint en environ 15 minutes de marche depuis le parking.

Ce glacier est sublime avec toutes ses nuances : le vert éclatant autour, le bleu froid de la glace, les tons noirs des blocs… avec en plus une cascade visible au fond. Franchement, à ne pas manquer !

Il est déjà tard (environ 21h), mais on profite du soleil qui ne se couche pas en été pour aller voir Sólheimasandur, l’avion crashé sur la plage de sable noir. La motivation est un peu dure à trouver après cette journée bien remplie, mais on voulait absolument le voir avec le moins de monde possible. À 21h, c’est parfait pour éviter les foules !

C’est parti pour une marche de 3 km (environ 40 minutes) pour atteindre l’avion, et notre stratégie a été la bonne : une fois sur place, on est seuls ! On profite du lieu au calme et on prend quelques photos. En revanche, les 40 minutes de retour à 22h30 sont un peu longues… (À noter : en journée, vous pouvez prendre une navette payante jusqu’au site.)

 

Sólheimajökull
Sólheimasandur

On termine la journée à Vík, où l’on dort au camping de la ville. On apprécie l’ambiance conviviale, la propreté des sanitaires, et la grande salle pour manger avec des éviers pour la vaisselle.
Attention : si vous êtes pudiques, les douches ne sont pas individuelles. Elles sont séparées homme/femme, mais vous pouvez vous doucher en même temps que plusieurs personnes. C’est assez courant en Islande : pensez à prendre un maillot de bain.

Jour 3

Notre troisième journée commence tôt avec la plage de sable noir Reynisfjara. Comme c’est un lieu très connu, on préfère y être de bonne heure pour éviter le monde. La plage se situe au bout de la route 215.

On se dirige ensuite vers Dyrhólaey. Il faut continuer jusqu’au bout de la route 218, où se trouve un parking. Là-haut, vous aurez une vue magnifique sur une plage de sable noir à perte de vue. C’est aussi un spot parfait pour observer les macareux, présents par centaines selon la saison.

Reynisfjara
Macareux à Dyrholaey

On continue vers Fjaðrárgljúfur, un canyon impressionnant avec une petite rivière au fond. Un chemin permet de le longer jusqu’à une cascade. Rien de difficile, mis à part une petite montée au début pour prendre de la hauteur. Pour y accéder : depuis la route 1, prenez à gauche sur la 206 jusqu’au parking.

On termine la journée par une randonnée pour voir un point de vue sur le Vatnajökull et la cascade Svartifoss. Départ depuis le grand parking de Skaftafell, juste à côté du camping.
La randonnée forme une boucle d’environ 7 km avec 300 m de dénivelé : rien de méchant. Après la montée, vous arrivez à un point de vue qui surplombe le glacier, impressionnant à voir s’étendre sur des kilomètres. On trouve aussi un panneau explicatif, et on réalise à quel point le glacier recule rapidement depuis des dizaines d’années…
Ensuite, descente vers Svartifoss, l’une des plus belles cascades du pays grâce aux formations rocheuses qui l’entourent. Retour au parking par une descente.

On dort au camping de Skaftafell : calme, sanitaires propres, on a beaucoup apprécié.

Fjaðrárgljúfur
Le Vatnajökull

Jour 4

On démarre vers 10h et on reprend la route 1. On fait d’abord un arrêt sur un petit parking au bord de la route pour observer le Vatnajökull au bord de l’eau : on peut y voir de multiples icebergs tous différents.

On poursuit avec Hofskirkja, une petite église au toit en herbe (vous trouverez sa localisation sur notre carte interactive).

On arrive ensuite à Fjallsárlón, un point de vue sur le glacier. Le froid dégagé par cette masse de glace est impressionnant : la température chute nettement. La vue est superbe, avec le glacier qui semble continuer à perte de vue.

Puis direction Diamond Beach : oui, il y a du monde, mais voir des morceaux de glace s’échouer sur une plage de sable noir… ça ne ressemble à rien d’autre. Le contraste est sublime.

Juste à côté se trouve Jökulsárlón, la lagune glaciaire avec de gros icebergs flottant, et un glacier visible au fond. Là aussi, il fait très froid. Sur place, vous pouvez faire un tour en bateau pour vous rapprocher des icebergs et du glacier : 48 € par personne. On l’a fait… mais honnêtement, on ne vous le conseille pas : on ne voit pas grand-chose de plus qu’au bord de l’eau, et le prix est vraiment élevé pour ce que c’est.

Diamond Beach
Jökulsárlón

En fin de journée, direction Höfn. On décide d’aller voir Stokksnes le soir pour éviter la foule. Pour y accéder : continuez sur la route 1 après Höfn, puis prenez à droite sur la 9720. Vous y découvrirez une plage de sable noir magnifique au pied des montagnes. En marchant quelques centaines de mètres sur la droite depuis le parking, on peut aussi voir des phoques au loin sur les rochers.

 

On termine par une mini visite de Höfn, village de pêcheurs. On fait un petit excès au restaurant Ish Sid Pizzeria : 2 pizzas + une pizza au Nutella pour 80 €. Oui… la vie en Islande coûte cher, très cher.

On dort au camping de Höfn. Camping assez rustique : douches et sanitaires “dans leur jus”… mais il y a une petite salle pour manger au chaud.

Jour 5

On commence par la cascade Skútafoss : le parking est au bord de la route 1, puis environ 10 minutes de marche. Ce n’est pas la cascade la plus marquante du pays, mais sa faible fréquentation est très agréable.

La météo n’est vraiment pas avec nous : ciel bas, averses… mais on continue sur la route 1.

On découvre ensuite Lækjavík, un bloc de roche posé sur une plage de sable noir (parking au bord de la route 1).

Puis arrêt à Djúpivogur, petit village de pêcheurs, visite rapide.

Lækjavík
Djúpivogur

Ensuite direction Fossarfoss (Fossárdalur). Il faut prendre une petite route sur la gauche depuis la route 1 et monter quelques lacets jusqu’au parking. Une petite randonnée d’environ 5 km en boucle permet d’atteindre la cascade (emplacement exact sur la carte interactive).

On continue avec Folaldafoss, sur la route 939. Depuis la route 1, prenez à gauche sur la 939. Après environ 5 km sur la route en gravier, vous atteindrez un petit parking non aménagé, la cascade se trouve en contrebas.

Folaldafoss

Vu la météo, on s’arrête assez tôt ce jour-là et on va dormir à Fáskrúðsfjörður (campEast), dans les fjords de l’Est. Ce village a la particularité d’être jumelé avec Gravelines en France.

Ce camping est clairement celui qu’on a le moins aimé : sanitaires pas très propres, pas de salle pour manger au chaud… et avec la météo, ça n’a pas aidé. Pas notre meilleur souvenir.

Jour 6

On prend la direction d’Egilsstaðir, puis premier arrêt à Fardagafoss (route 93). Comptez environ 2 km aller-retour et 200 m de D+. Honnêtement, ce n’est pas celle qui nous a le plus marqués.

On poursuit avec le village de Seyðisfjörður, au bout de la route 93. Petit village très charmant et dynamique, sûrement grâce aux croisières qui y font escale. La visite est rapide car c’est petit, mais on vous conseille d’y faire un tour.

Seyðisfjörður

On repart ensuite pour les cascades Hengifoss et Litlanesfoss : depuis Egilsstaðir, prenez la 95, puis à droite sur la 931.

Sur place, difficile de trouver une place de parking car ces cascades sont assez connues. Il faut marcher environ 5 km aller-retour avec 300 m de D+. Hengifoss est impressionnante, notamment avec les lignes de roches rouges autour : on recommande !

Et là… petite surprise qu’on aurait préféré éviter : l’avant du van est accroché par un camping-car espagnol. Résultat : un constat islandais, moitié français moitié espagnol. Heureusement, l’agence ne nous a rien retenu sur la caution, vu qu’on n’y était pour rien.

Hengifoss

On termine la journée en se rapprochant au maximum de Stuðlagil Canyon pour le visiter tôt le lendemain. On dort au camping du canyon, juste au-dessus. Pour y accéder : depuis la route 1, prenez à gauche sur la 923, puis la route Jökuldalsvegur. Après environ 18 km, vous arrivez au camping.

Ce camping fait partie de nos préférés : calme, super cadre, toilettes propres, douche payante.

Jour 7

On se lève tôt pour éviter les foules à Stuðlagil Canyon, très prisé en Islande.

Depuis le camping, revenez sur vos pas sur quelques kilomètres jusqu’à un pont. Important : si vous arrivez tôt, vous pourrez vous garer sur le parking au bout de la route après le pont, ce qui vous évite 4 km de marche supplémentaire. Sinon, il faudra vous garer au parking du pont, ce qui fait environ 10 km aller-retour à pied jusqu’au canyon.

Une fois au canyon… c’est un lieu absolument incroyable. La couleur de l’eau et les colonnes de basalte, c’est magnifique. Et on est encore plus contents d’y être allés tôt : on était presque seuls.

Stuðlagil Canyon

On reprend ensuite la route 1 en direction de Dettifoss et Selfoss. Sur cette portion, prenez le temps de profiter des points de vue : on découvre une Islande beaucoup plus volcanique, désertique, avec très peu de végétation.

Point de vue sur la route 1

Pour Dettifoss et Selfoss, prenez à droite sur la route 862 et suivez les panneaux jusqu’au parking. Sur place, Dettifoss est impressionnante : le débit d’eau est énorme, c’est l’une des plus impressionnantes du pays. On ne peut que vous la recommander.

Dettifoss

On continue vers le volcan Krafla : prenez à droite sur la 863. Les couleurs entre l’eau turquoise du cratère et les tons ocres autour sont sublimes. Petit bémol : le parking a été construit très proche du cratère, ce qui casse un peu la magie.

Juste à côté, Leirhnjúkur est une zone volcanique active, avec des phénomènes surprenants : boues bouillonnantes, fumerolles, odeur de soufre, couleurs saisissantes… Un incontournable du pays, surtout combiné au cratère de Krafla.

Krafla
Leirhnjúkur

En revenant vers la route 1, vous pouvez voir la Krafla Shower, une douche insolite au milieu de nulle part, alimentée en eau chaude en continu grâce à l’activité volcanique.

On termine cette journée (clairement notre numéro 1 en termes de beauté des lieux) par un peu de route jusqu’au Húsavík Campground. L’accueil n’est pas le plus sympa, et la propreté des sanitaires est moyenne, mais on fait avec pour une nuit.

Jour 8

Initialement, on devait faire une excursion en bateau depuis Húsavík pour observer les baleines. Malheureusement, au réveil, la météo est catastrophique (pluie, vent…), et l’excursion est annulée.

On doit revoir nos plans, et ce n’est pas évident avec ce temps. On quitte Húsavík et on retourne vers les alentours du lac Mývatn.

La pluie se calme un peu, et on monte au volcan Hverfjall (tout proche du lac). Comptez environ 20 minutes pour atteindre le sommet. Là-haut, on découvre un immense cratère et une belle vue sur les environs.

Hverfjall

On enchaîne avec le site Hverir, une zone d’activité volcanique semblable à celle de la veille, mais moins impressionnante… et beaucoup plus fréquentée.

Hverir
Hverir

Après 8 jours à bourlinguer en van et avec une météo qui se dégrade à nouveau, on décide de se poser au Mývatn Nature Baths, un spa avec bains extérieurs chauffés grâce à l’activité volcanique. Beaucoup moins de monde que sur les images du Blue Lagoon près de Reykjavik. Comptez 52 € par personne : on a bien apprécié.

On dort au camping de Mývatn, à Reykjahlíð, au bord du lac. On adore le cadre. Et gros coup de cœur pour le fish and chips chez Fish and Chips Lake Mývatn.

Jour 9

Cette journée est dédiée à une excursion d’une journée pour aller voir le volcan Askja, accessible uniquement par pistes (impossible avec un van).

Malheureusement, la météo n’était pas au rendez-vous… Mais on arrive quand même au volcan. L’eau turquoise au fond du cratère est magnifique, et la profondeur du cratère avec ses tons ocres est impressionnante.

Direction Askja dans le froid
Askja

L’excursion se termine tard, donc on dort à nouveau au camping de Mývatn à Reykjahlíð, qu’on avait déjà bien apprécié.

Jour 10

On commence par Skútustaðagígar : plusieurs petits cratères au bord du lac, où l’on peut se balader. Pour y accéder, longez le lac par la route 848.

On enchaîne avec la cascade Goðafoss. Sa facilité d’accès au bord de la route 1 explique sûrement la foule. Ce n’est pas la plus belle cascade d’Islande, mais si elle est sur votre route, ça ne coûte rien de s’arrêter.

Skútustaðagígar
Godafoss

Direction ensuite Akureyri. Deux options :

  • prendre la route 1 et passer par un tunnel payant juste avant d’arriver,

  • ou contourner le tunnel via la route 84 (déconseillé en cas de neige car la route monte légèrement).
    On choisit la route 84 et on arrive à Akureyri.

La visite est assez rapide : petite balade dans le centre, puis on reprend la route vers Grafarkirkja.

Grafarkirkja est l’église la plus ancienne d’Islande. Elle est minuscule (comme vous pouvez le voir sur les photos) et se situe sur la route 76, en dessous de Hofsós. Sa position exacte est sur notre carte.

On poursuit avec Fosslaug (route 752). Cette cascade a une particularité : une source d’eau chaude ! Juste au-dessus, avant la chute, se trouve un petit bassin naturel très apprécié des Islandais. Prenez votre maillot si vous voulez, mais attention : c’est connu, et il n’y a pas beaucoup de place.

Akureyri
Grafarkirkja

La météo étant capricieuse, on décide de faire beaucoup de route pour rejoindre les fjords de l’Ouest pour le lendemain.

On arrive en début de soirée et on dort au Djúpidalur Camping. On a adoré le cadre : quasiment seuls, au fond d’un fjord. Douches propres, toilettes… mais surtout un calme incroyable.

Jour 11

On commence dans les fjords de l’Ouest par l’épave Gardar BA 64 (route 612). Pour y accéder : route 60, puis 62, puis 612.

Gardar BA 64

On continue avec la cascade Dynjandi (Fjallfoss). On est venus dans les fjords de l’Ouest spécialement pour elle, et on ne regrette pas du tout. La chute est immense, et le fait qu’elle se situe dans un fjord rend le lieu encore plus beau.

L’accès nécessite quelques portions de routes en gravier (largement faisable avec un van). Des travaux étaient en cours lors de notre passage : peut-être que la route est entièrement bitumée aujourd’hui.

Dynjandi (Fjallfoss)

Après Dynjandi, on repart et on fait demi-tour pour quitter les fjords de l’Ouest. Si vous êtes justes niveau timing, on vous conseille de sauter cette partie : c’est une zone reculée, et les routes des fjords prennent énormément de temps (grandes distances, routes qui suivent la forme des fjords).
Nous, on voulait absolument voir Dynjandi, mais on regrette un peu de ne pas avoir eu plus de temps pour explorer la zone.

On termine la journée au Fossatún Camping, bien équipé, avec sanitaires très propres.

Jour 12

Au réveil, mauvaise surprise : météo encore peu coopérative, avec beaucoup d’averses…

On commence par l’église de Reykholt, au style particulier, qui mérite le détour.

On profite d’une éclaircie pour aller voir Barnafoss (route 518). Elle vaut vraiment le détour : un style très différent de ce qu’on a vu jusque-là. L’eau surgit à travers la végétation avec de beaux reflets turquoise : on recommande.

Barnafoss

La pluie revient, donc on s’accorde pour la deuxième fois du voyage une pause au spa Krauma. Comptez 52 € par personne. Il y a plusieurs équipements : bains chauds à différentes températures, bain froid, hammam, sauna… On a vraiment apprécié, très reposant.

On dort au Snorrastaðir Farm Holidays (près de la route 54). Le lieu exact est sur notre carte. Il y a un grand hangar aménagé pour manger au chaud et faire la vaisselle, ainsi que douches et toilettes.

Jour 13

Depuis le camping, on voit le cratère Eldborg au loin. On se contente de la vue, car une grosse journée nous attend avec la péninsule de Snæfellsnes.

On débute avec Gerðuberg, un lieu peu fréquenté mais surprenant : une longue falaise formée par des colonnes de basalte.

On poursuit vers Ytri Tunga pour voir les phoques. Pour y accéder, quittez la route 54 par une petite route sur la gauche (normalement indiqué). Sur place, énorme surprise : des dizaines et des dizaines de phoques en train de bronzer sur les rochers sous le soleil islandais. C’est grandiose, et clairement un immanquable.

Ytri Tunga
Gerduberg

Après les phoques, on va voir l’église Búðakirkja : une petite église noire en bord de mer, avec un gazon vert éclatant. Très photogénique. Pour y aller : route 574 (depuis la 54).

On continue sur la 574 avec les gorges de Rauðfeldsgjá, non prévues au programme mais repérées au loin. Très belle surprise : une gorge qui donne l’impression que la falaise est fendue en deux, impressionnante.

C’est l’heure de manger : arrêt au food truck FRISTA (Arnarstapi) pour un fish and chips… sûrement le meilleur de notre vie. Les avis Google parlent d’eux-mêmes : si vous passez devant, foncez.

Búðakirkja
Rauðfeldsgjá

On reprend la route avec Lóndrangar, une formation rocheuse atypique (parking le long de la 574).

On enchaîne avec le volcan Saxhóll, accessible via des escaliers aménagés depuis le parking. Puis l’épave Sæljós GK-2 sur une plage près de Rif : rien d’exceptionnel, mais sympa si vous êtes dans le coin.

En direction du Kirkjufell, on tombe par hasard sur l’église d’Ólafsvík, au style vraiment particulier.

En direction du Kirkjufell

On arrive enfin au Kirkjufell, l’un des lieux les plus populaires d’Islande. On le comprend vite en voyant le parking plein à craquer… Mais il faut avouer que cette montagne est superbe, surtout avec la cascade au premier plan et un beau ciel bleu.

On part ensuite à Stykkishólmur pour voir son église, encore une fois au style très atypique (rien à voir avec ce qu’on connaît en France).

Kirkjufell

Pour terminer Snæfellsnes, on tente une source chaude pas très bien indiquée. On reprend la route 54 dans l’autre sens, puis on tourne à droite sur une petite route en gravier bien cabossée. Après 5 minutes, on arrive à un parking non aménagé.
Il faut continuer à pied, traverser une rivière, et on tombe sur une mini source de la taille d’une baignoire ! S’il y a du monde (comme pour nous), pas de panique : en remontant un peu la rivière, on voit d’autres retenues d’eau formées avec des pierres, où l’eau chaude arrive aussi.
On s’y baigne : expérience incroyable… être dans une rivière super chaude au milieu de nulle part, alors qu’il fait à peine 10 degrés dehors !

Après ce bain, on retourne dormir au camping Fossatún, où l’on avait déjà dormi quelques jours plus tôt.

Jour 14

La fin du road trip approche… On commence par deux épaves de bateaux échoués : Beached Whalers (Hvalfjörður). Garez-vous le long de la route 47 : les épaves sont en contrebas.

On continue avec la cascade Þórufoss (route 47). Garez-vous sur le parking et descendez en contrebas pour l’atteindre.

Beached Whalers (Hvalfjörður)

Direction ensuite le site de Silfra. C’est très connu, donc il y a souvent du monde. Le site est bien aménagé avec un petit parcours de randonnée. Vous pouvez voir la faille célèbre pour son eau très limpide.
On a choisi de ne pas faire de plongée, et honnêtement, sans plongée, on a trouvé le site un peu décevant par rapport à sa réputation.

Au bord de la route 35, le cratère Kerið vaut le détour : eau turquoise, roches ocres… superbe. Seul point négatif : l’entrée est payante.

Eglise à Silfra
Cratère Kerid

On termine la journée par une dernière baignade dans des sources chaudes : Reykjadalur Hot Spring. Le parking se trouve au bout d’une petite route derrière Hveragerði. Comptez environ 1 heure de marche pour atteindre les sources. L’endroit est très connu, donc moins “solitaire” que la source de Landbrotalaug.

On passe notre dernière nuit au camping de Selfoss : camping classique, cadre pas exceptionnel, sanitaires moyens, mais avec une salle pour manger au chaud et faire la vaisselle.

Jour 14

C’est déjà notre dernière journée en Islande… le moral prend un coup quand on réalise que c’est fini. On prend donc la direction de Reykjavík pour visiter la capitale.

On se gare près de Hallgrímskirkja et on découvre cette immense église, impressionnante par sa hauteur et son style inspiré des colonnes de basalte. Magnifique !

On continue la visite en se baladant dans les rues du centre, très colorées et dynamiques grâce aux commerces. On n’a pas l’impression d’être dans une capitale européenne, mais plutôt dans une petite ville où il fait bon vivre. C’est super sympa.

On mange le midi au restaurant Le Kock, qui propose de très bons burgers : on vous le conseille si vous aimez ce genre d’adresse.

On termine la visite en achetant quelques souvenirs (sans trop craquer vu les prix…).

Hallgrímskirkja
Retour en France

Il est temps de rendre le van chez GO Car Rental. Le check-out se passe très bien, et l’agence ne tient pas compte de l’accrochage. On les remercie pour leur compréhension, et on ne peut que recommander cette agence. On a aussi beaucoup apprécié leur système de navettes pour aller/retour à l’aéroport.

On prend notre vol retour à minuit avec Icelandair, comme à l’aller. On a été très satisfaits : aucun retard, tout s’est déroulé comme prévu.

Bilan du Voyage

On a adoré visiter ce pays incroyable grâce à la diversité de ses paysages. Si vous aimez randonner et vous balader dans de grands espaces, on ne peut que vous recommander l’Islande.

Durant ce voyage, on est tombés sous le charme du mode de vie en van : beaucoup plus de liberté et d’adaptabilité, ce qui est très important en Islande, notamment à cause de la météo, qui oblige souvent à revoir ses plans.

En quittant le pays, on ne peut qu’espérer revenir… et c’est clairement ce qu’on compte faire un jour, pour explorer davantage l’intérieur des terres islandaises !

Vous pouvez aussi retrouver sur notre site d’autres articles sur l’Islande, notamment :

  • nos lieux immanquables,

  • et un article avec nos astuces et conseils pour un voyage réussi.

Merci pour votre lecture, et n’hésitez pas à nous contacter si vous avez la moindre question !